Tu rêves de partir au Canada mais tu n’as pas été tiré·e au sort pour le PVT ? Pas de panique ! 🍁
Dans cet article, je te présente les alternatives possibles au PVT Canada : d’autres permis de travail, la reprise d’études ou encore la résidence permanente. Que tu veuilles travailler, étudier, voyager ou simplement vivre une expérience à l’étranger, tu trouveras ici plusieurs options concrètes pour réaliser ton projet malgré tout. Ayant moi-même vécu l’attente, les tirages au sort et les plans B, je te partage dans cet article des conseils pratiques et des pistes réelles pour ne pas laisser ton rêve canadien s’envoler. 🚀
Cet article existe également en version vidéo que je te joint ci-dessous si tu préfères un contenu davantage visuel.
Alternative n°1 – obtenir un autre permis de travail canadien
Fort heureusement, il n’y a pas QUE le PVT qui existe.
En effet, selon ton profil et les opportunités qui s’offrent à toi – et/ou que tu auras provoqué 😉 – l’un des permis de travail ci-dessous peut être une belle alternative au PVT.
🍁 Le Jeune Professionnel (JP)
Le permis JP est un permis de travail fermé pour les personnes ayant trouvé un emploi appartenant à la catégorie de travail FEER 0, 1, 2 ou 3 OU à la catégorie FEER 4 si le candidat peut prouver qu’il a les diplômes et qualifications requises pour exercer la profession visée.
Tout comme le PVT, le permis JP fait parti du programme EIC (Expérience Internationale Canada), ce qui signifie que les conditions de participation – limite d’âge et montant minimum d’économies – et le process d’obtention sont similaires. En effet, en fonction de ta nationalité, tu as accès à un ou plusieurs permis de travail, tu dois t’inscrire dans un bassin de candidats, puis attendre d’être tiré.e au sort pour pouvoir poursuivre ta demande.
La durée du permis JP peut aller jusqu’à 24 mois selon ta nationalité et ton offre d’emploi – c’est 24 mois pour les Français.
⚠️ Attention, le permis JP n’est pas cumulable avec le PVT. C’est l’un ou l’autre !
🍁 Le Volontariat International en Entreprise (VIE)
Le Volontariat International en Entreprise (VIE) est un service civique effectué pour une entreprise française à l’étranger par l’intermédiaire de Business France, seulement accessible pour les français. Le VIE est d’ailleurs une sous-catégorie du permis JP, dont la durée est de 24 mois maximum.
Le principal avantage du VIE est qu’il te permet de garder des avantages français en étant à l’étranger – non imposition du salaire perçu, 5 semaines de congés payés par an, sécurité sociale française.
⚠️ Attention, tout comme le permis JP n’est pas cumulable avec le PVT. C’est l’un ou l’autre !
Si tu veux en savoir plus sur le transfert des données biométriques et mon retour d’expérience, je t’énonce tout ça dans cet article.
🍁 Le Stage Coop
Le permis stage coop est un permis de travail accessible aux étudiants et aussi aux demandeurs d’emplois français grâce au partenariat entre France Travail et l’OFQJ (Office Franco-Québécois pour la Jeunesse).
Ce partenariat permet aux demandeurs d’emploi français de faire un stage de perfectionnement dans une entreprise canadienne. Ça peut te permettre d’obtenir une expérience dans ton domaine pour une durée comprise entre 2 et 12 mois au Canada.
ℹ️ L’avantage de ce permis est que tu pourras cumuler le stage coop + le PVT / JP si jamais tu souhaites rester au Canada après ton stage !
Si tu veux en savoir plus sur le stage France Travail x OFQJ, je t’énonce tout ça dans cet article.
🍁 La Mobilité Francophone
Contrairement aux permis de travail évoqués précédemment, ce permis de travail ne fait pas parti du programme EIC. Par conséquent, il n’a pas exactement les mêmes conditions de participation que ces derniers.
Le programme Mobilité Francophone est un permis de travail fermé pour les candidats ayant un maîtrise du français élevé et ayant ayant trouvé un emploi appartenant à la catégorie de travail FEER 0, 1, 2 ou 3 situé hors Québec.
L’objectif principal de ce permis de travail est d’encourager et promouvoir la langue française à travers le Canada. C’est pourquoi la province du Québec est exclue de ce programme, étant la seule province francophone du Canada.
Les principaux avantages du programme Mobilité Francophone est qu’il n’a pas de limite d’âge, pas de quota, pas de tirage au sort, et exclu d’Etude d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT), tout comme les permis de travail du programme EIC.
Si tu veux en savoir plus sur le programme Mobilité Francophone, je t’énonce tout ça dans cet article.
Alternative n°2 – voyager sans travailler
Si ton objectif est davantage de visiter le Canada, il n’est pas nécessaire d’attendre l’obtention du PVT puisque tu peux venir au Canada en tant que touriste.
Pour ton information, en tant que français, tu es dispensé.e de visa touristique pour pouvoir venir au Canada. En effet, tu auras seulement besoin de demander une Autorisation de Voyage Electronique (AVE) avant de t’envoler pour le Canada. La demande se fait en ligne et coûte seulement 7 $CAD par personne.
A ton arrivée au Canada, tu auras un permis touristique ou titre touristique. Ce permis est accordé directement par les agents de l’immigration à l’aéroport ou la frontière, et t’autorise à voyager dans le pays, pour une durée de 6 mois maximum.
⚠️ La durée qui te sera allouée sera à la discrétion de l’agent douanier, notamment en tenant compte de ta preuve de fonds.
Si tu veux en savoir plus sur l’AVE, je t’énonce tout ça dans cet article.
En tout cas, sache qu’il est tout à fait possible de faire du bénévolat ou du volontariat pendant ton séjour touristique au Canada.
Le principe est simple : tu travailles gratuitement chez l’habitant – en général 20 à 25 heures par semaine – en échange du gîte et du couvert.
Si tu souhaites tenter l’expérience, veille simplement à bien respecter ces 4 conditions :
- Le travail dans une ferme ne peut pas être la raison principale du voyage. Le séjour au Canada doit avant tout être pour le tourisme, la visite ou un autre motif. Le bénévolat à la ferme doit rester une activité secondaire.
- Durée limitée : maximum 4 semaines dans la même ferme. Au-delà, cela pourrait être considéré comme un vrai travail.
- Activité non rémunérée et non concurrentielle. Le bénévolat ne doit pas remplacer un emploi que pourrait occuper un Canadien ou un résident permanent, donc il doit rester à temps partiel.
- Uniquement dans une ferme « familiale » (non commerciale). La ferme doit servir surtout à nourrir la famille, pas à générer des profits. Si elle est orientée vers le commerce, ce n’est plus du bénévolat permis.
Alternative n°3 – partir faire un PVT dans un autre pays
Si tu pensais qu’il n’y avait que le PVT Canada, détrompe-toi ! A ce jour, les français ont la possibilité de faire un PVT dans 16 pays. Par exemple, tu as l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Equateur, l’Argentine, le Chili ou encore Taïwan.
Chaque demande de PVT est indépendante, ce qui veut dire qu’elles ne sont pas reliées entre elles comme chaque pays gère ses propres conditions d’admissibilité et process.
Si tu es bien sûr éligible pour faire un PVT dans ta nouvelle destination, ça peut te permettre de profiter, de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, tout en ayant cette sensation d’avancer dans le temps, malgré l’attente du tirage au sort pour le PVT Canada.
Si tu veux en savoir plus sur les autres destinations en PVT, je t’énonce tout ça dans cette vidéo.
Alternative n°4 – se tourner vers les études
Parfois, l’une des meilleures options est de reprendre le chemin de l’école. En effet, si tu vises une formation particulière pour exercer ton métier actuel ou de reconversion, ou que tu souhaites complètement changer de domaine d’activité, la reprise d’études peut être ton meilleur allié.
Pour ce faire, tu devras être accepté dans l’établissement d’enseignement et dans le programme désirés pour pouvoir effectuer une demande de permis d’études.
⚠️ Attention à avoir un sacré bagage financier car la preuve de fonds demandée devient de plus en plus élevé du côté de l’immigration, notamment à cause de la hausse du coût de la vie mais aussi des frais de scolarités. Tu ne pourras travailler que 20 heures par semaine hors vacances scolaires, donc il te faut un certain apport pour être confortable une fois sur place.
Alternative n°5 – faire une demande de Résidence Permanente
Enfin, la dernière option mais qui, finalement, peut s’avérer être la plus payante, c’est de demander directement la résidence permanente canadienne. Selon le programme choisi, le process peut être plus ou moins long, et cela demande un certain bagage financier, mais si tu es sûr.e de vouloir t’installer durablement au Canada, obtenir ta résidence permanente va te simplifier la vie.
Plusieurs programmes existent en fonction de ton profil et de la province souhaitée, donc je te conseille de te pencher sur le site d’IRCC ou de regarder certaines de mes vidéos YouTube pour en savoir plus sur le système Entrée Express et la résidence permanente au Québec.
Et voilàààààà ! À première vue, quand on n’est pas tiré.e au sort pour le PVT Canada, on peut vite se sentir bloqué.e et sans solution… mais comme tu viens de le voir, il existe en réalité plein d’autres possibilités pour vivre une expérience canadienne – ou internationale – tout aussi enrichissante. Que ce soit à travers un autre permis de travail, un stage, un V.I.E, un projet d’études ou même un autre PVT ailleurs, les chemins vers l’étranger sont multiples.
En tout cas, l’essentiel, c’est de rester curieux·se, de bien t’informer et surtout de ne pas abandonner ton projet juste parce qu’une porte s’est refermée. Parfois, c’est justement en explorant les alternatives que naît la plus belle des opportunités. J’espère que cet article t’a aidé à y voir plus clair et à te redonner confiance dans ton projet d’expatriation. Garde ton cap, continue d’y croire, et surtout, n’oublie pas que chaque expérience compte et te rapproche un peu plus de ton rêve canadien… 🍁
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